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Liberté chérie
L’enseigne E. Leclerc nous explique qu’on lui interdit de vendre moins cher. Je comprends qu’elle est au taquet, que plus bas, elle ne peut pas ! Elle nous montre l’oppresseur et nous invite à aller défier l’ordre établi : elle nous demande, à nous consommateurs, de la soutenir dans cette quête du bien. (Décidément, c’est une manie, ces temps-ci.)
Mais la ménagère de moins de 50 ans n´avait pas 13 ans en 68. Comprendra-t-elle le message libertaire ? Saisira-t-elle à temps la chance de sauvegarder ce maillon indispensable de la chaîne alimentaire ? Parce que cette proposition à grand bruit n’a d’égal que le silence assourdissant des producteurs auxquels on réclame la possibilité d’acheter encore moins cher. C’est vrai que, étant payés avec nos impôts, toutes choses égales d’ailleurs, ça nous ferait des économies. Merci Michel Edouard !
Bernard HENRAS
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