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Biodiversité
Dans son éternelle quête du bien, Google vient de passer des accords visant à la numérisation des fonds publics de la Bibliothèque de New York et de quatre universités (Stanford, Oxford, Harvard et Michigan) pour mettre ce savoir gratuitement à disposition sur Internet. Larry Page, son fondateur, déclare sans ambages : « la mission de Google est d’organiser l’information mondiale … ». La réalisation de cette très grande bibliothèque virtuelle est une initiative commerciale. Le bien public assuré par le privé ?
A n’en pas douter, et faute de combattants, l’information mondiale de la prochaine génération sera donc anglo-saxonne. La middle class indienne, les jeunes cadres chinois ou africains trouveront sur la toile un modèle culturel etatsuniens. Le système Windows est devenu la fenêtre mondiale, Google sera son contenu.
A l’heure où l’on se préoccupe de biodiversité pour quelque graminée ou autre coléoptère, nous serions bien inspirés de susciter un projet européen, donc polyglotte, et de faire en sorte que les contenus soient proposés aux internautes au même niveau. Kant, Verdi ou Gauguin en VO, ça peut intéresser les générations futures.
Comme pour la biodiversité, notre survie en dépend.
Bernard HENRAS
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